06 août 2009
[ DADDY ]

29 juillet 2009
[ 2 YEARS ]

30 juin 2009
[ GONE TO SOON ]


12 décembre 2008
[ HAPPY BIRTHDAY MY DADDY ]
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22 octobre 2008
[ ROOM 773 ]

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Cette nuit j'ai encore fait un mauvais rêve. Avec mes larmes sont revenus dans ma mémoire des épisodes douloureux du cancer de mon Papa. C'était en octobre 2006, cela faisait 3 mois qu'il était à l'hôpital, personne n'arrivait à expliquer la raison de ses douleurs. Mon Papa n'arrivait plus à s'alimenter, il s'étouffait dès qu'il avalait une gorgée d'eau ou une bouchée de nourriture, tout y était passé jusqu'à une bouillie infâme et mixée. Devant son amaigrissement très important (plus de 20 kg en 3 mois) le staff hospitaliconulissimo ayant un trait de génie ultime nous balance qu'il fallait lui poser une sonde gastrique pour le gaver artificiellement (ce sont leurs mots très délicats). Évidemment la sonde aurait pu être reliée directement dans l'estomac puisque mon papa ne pouvait ni boire, ni s'alimenter et que ça ne s'arrangerait pas mais non il était tellement plus agréable pour le malade de la faire passer par le nez (on sent l'ironie et la colère dans mes propos là ?).
Décision prise, voilà une interne qui déboule dans la chambre avec la délicatesse d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Mon Papa se réveille en sursaut, il avait subi toute une batterie d'examens qui n'avaient servi à rien dans la matinée sinon à le faire souffrir encore plus. L'autre grande gigue d'interne lui parle en hurlant (encore une qui doit croire qu'au-delà de 50 ans on est devenus sourds), lui pose des questions, s'énerve parce que mon Papa ne lui répond pas. Je suis obligée de dire à plusieurs reprises avant qu'elle ne daigne se tourner vers moi que mon Papa a également perdu la voix en plus de ne plus pouvoir manger, ni boire et que j'arrive à lire sur ses lèvres, que je vais lui traduire ce qu'il lui dit. Je vois dans le regard de mon Papa qui est affolé, qu'il a peur. Ben oui un tuyau qu'on vous passe dans le nez pour le descendre dans votre estomac, ça n'a rien d'une promenade de santé. J'essaye d'amadouer l'interne avec ma maman nous lui disons que mon Papa est très fatigué que peut-être elle pourrait lui installer cette sonde le lendemain, que ça ne changerait pas grand-chose à part le confort du malade. La gentille interne nous répond qu'elle n'est pas à notre disposition et que c'est maintenant qu'elle va le lui poser. Comme toujours, impossible pour la famille de rester dans la chambre, après avoir embrassé le front de mon Papa, serré ses mains, nous sortons. Un dernier regard, je croise ses yeux dans les miens, affolés, tristes, dépités. Doucement je referme la porte, une lumière rouge s'allume, ma maman s'éloigne dans le couloir, je ne la suis pas, je reste au plus près de mon Papa en « connexion » avec lui. Nul besoin d'être dans la même pièce à cet instant pour ressentir et imaginer ce qu'il s'y passe. J'entends les râles de mon Papa, je l'entends s'étouffer, tousser, vomir et surtout j'entends cette saleté d'interne avec une pierre à la place du cœur, lui hurler dessus, l'engueuler et ne pas tenir compte de son mal être. Une vague de larmes monte de ma poitrine à mes yeux, je suis déchirée d'entendre mon Papa souffrir et je me dis que ce n'est qu'un infime moment de tout ce qu'il endure depuis des mois... Je cherche ma maman du regard, elle a disparu au bout du couloir. Une aide soignante passe devant moi, revient sur ses pas, au milieu de mes sanglots, j'entends sa voix douce me dire que je ne devrais pas rester là, que c'est dur d'entendre quelqu'un qu'on aime souffrir, que je ne devrais pas m'infliger ça. C'est surtout à mon Papa que je ne veux pas infliger mes larmes, l'interne dragon vient de sortir de la chambre, elle repart aussi vite qu'elle a déboulé sans un mot, sans un regard pour moi ou ma maman qui est revenue. Ma maman entre dans la chambre, je suis obligée de rester au dehors, j'attends que le flot de mes larmes s'arrête pour pouvoir entrer moi aussi. Je ne pleure jamais devant mon Papa, je ne lui offre que mes sourires et ma douceur. J'inspire, j'expire... 1, 2, 3 je sèche mes larmes et je vais retrouver mon petit Papa si courageux devant ce cancer qui lui vole sa vie petit à petit...
*
Qu'importe le temps
Qu'importe l'absence
Et mes souvenirs qui tourbillonnent
Je te garde au fond de moi Papa
20 octobre 2008
[ REST IN PEACE ]
27 septembre 2008
[ TAKE MY HAND ]

18 septembre 2008
[ STAY WITH ME MY DADDY ]

Cette nuit a été bercée par des images de mon Papa, il était là souriant, en bonne santé, fort. Rien à voir avec l'être qu'il était devenu à cause de cette saleté de cancer, un homme rongé par la maladie qui n'était plus que l'ombre de lui-même. Lui jadis si fort, si musclé, si beau, souriant à la vie n'était plus qu'un corps en souffrance, rachitique, sans muscles, les yeux mouillés de larmes. Je me souviens de tant de moments si uniques et si forts. Personne ne peut comprendre, ni imaginer ce que nous avons traversé toi, moi, maman durant cette terrible année. Les mots des médecins qui tombent comme un couperet, la volonté de faire face (celle dont on ne serait pas cru capable quelques mois avant), de te sourire tout le temps, de ne t'apporter que de la douceur et du réconfort. Tous ces instants partagés avec toi, le jour, la nuit, il me semblait ne plus dormir du tout, fermer les yeux pour moi était devenu illusoire, je voulais « photographier » chaque instants, chaque gestes, chaque soupirs... Une banque de données d'images à l'infini pour ne rien regretter, ne rien oublier, te garder pour moi. Cette nuit m'est revenu en mémoire ce moment, à l'hôpital, lors d'un de tes nombreux séjours. C'était un dimanche de soleil, une journée douce, une journée où les gens sourient, où la vie pétille pendant que d'autres n'ont le cœur qu'aux larmes. Je revois cette lumière rouge au dessus de ta porte en arrivant, signe que l'équipe médicale était à l'intérieur et qu'il ne fallait pas rentrer. Je revois notre air incrédule, inquiet à moi et maman pendant que nous attendions sans que personne ait l'humanité de nous dire ce qu'il se passait. Une heure, deux heures... Je me revois me lever, laisser échapper de ma bouche un « ça suffit maintenant », me diriger vers cette porte et l'ouvrir, 3 infirmières penchées au-dessus de toi, ton regard qui s'éclaire en me voyant, un léger sourire qui se dessine pour me rassurer mais qui ne cache pas tes larmes. Je revois une des infirmières lever le nez et venir me voir, m'entraîner dans le couloir et me dire que ta chambre implantable est bouchée et que tu souffres beaucoup parce que la morphine ne peut pas s'écouler dans tes veines. Elle me dit d'une voix douce de te parler, elle sait que tu m'écoutes, que souvent c'est moi qui te fait accepter telle ou telle situation difficile. Il faut dévier la morphine dans ton bras, seulement à force de séjours, d'hospitalisations, de traitements tes bras ressemblent à une plaie géante, te faire une intraveineuse devient très douloureux voir quasi impossible parce que tes veines ne tiennent plus le coup et qu'il faut piquer, piquer, repiquer plusieurs fois de suite pour parvenir à quelque chose de stable. Je me revois entrer de nouveau dans la chambre, m'asseoir sur le bord de ton lit, prendre ta main dans la mienne, la serrer, caresser ton front bouillant et commencer à te parler d'une voix calme, douce, sereine pour te faire accepter qu'on te charcute encore une fois. Ton cancer t'a ôté tout moyen de communication, il y a longtemps que tu ne peux plus parler, plus manger, plus boire, plus bouger mais tes yeux me font oui. Je vais chercher l'infirmière, elle me demande de sortir de la chambre, même la famille n'a pas le droit d'assister aux soins. Au moment de partir je vois ton bras qui se tend vers moi, je reviens prends ta main dans la mienne, la serre, à cet instant personne n'aurait réussi à me faire sortir de cette chambre, rien n'avait plus d'importance que toi qui me demandait de rester. S'en ai suivi de longues minutes de souffrance, j'observais ton visage qui se tordait de douleur, j'essuyais tes larmes, je caressais ta main, la serrait, essayait de te rassurer par ma présence, j'étais là avec toi et je n'aurais voulu être nulle part ailleurs. Un arrêt sur image sur toi, moi et ce p----n de cancer qui était en train de me voler mon papa, petit à petit sans que nous ne puissions rien y faire...
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13 septembre 2008
[ CHOCOLATE MEN ]

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[Nithsaya] - [Lâm] - [Ron]
[Eolas] - [Amine] - [Grégory]
12 septembre 2008
[ VANILLA GIRLS ]

3
[Cédille] - [Lain] - [Deedee]
[Kirieh] - [Hantenshi] - [Kim]
Oui Audrey les [GARCONS en CHOCOLAT] arrivent :]












